
Un nouveau scandale retentissant a éclaté dans la communauté crypto suite aux déclarations de Peter Girnus, ancien directeur de la Digital Currency Initiative au MIT Media Lab. Il a révélé publiquement qu'en 2015, après la faillite de la Bitcoin Foundation, le développement du Bitcoin a continué d'être financé par des dons de Jeffrey Epstein. Selon lui, ces fonds ont permis à l'équipe de développement principale de survivre et ont empêché le transfert du contrôle du projet à des tiers.
Girnus affirme qu'Epstein a fait un don de 525 000 dollars à son initiative, et que cet argent a servi à rémunérer des figures clés du développement du code Bitcoin. Il cite notamment Gavin Andresen, Wladimir van der Laan et Corey Fields. Selon lui, la rapidité des décisions était cruciale à cette époque, car après la faillite de la fondation, de nombreuses entités ont cherché à influencer les développeurs et l'orientation du réseau.
La déclaration insiste particulièrement sur la dimension éthique de la question. Au moment de l'octroi des fonds, Epstein avait déjà été condamné en 2008, un fait connu de toutes les parties concernées, selon Girnus. Malgré cela, les fonds ont été acceptés et les évaluations éthiques formelles ont été délibérément omises, comme l'a souligné l'expert, car de telles procédures sont trop chronophages en situation de crise.
Girnus a également affirmé qu'environ 75 % du code de Bitcoin avait été écrit après 2015, période durant laquelle Epstein finançait indirectement l'infrastructure de développement. Cette affirmation a suscité une vive réaction, car elle établit un lien direct entre l'état actuel du réseau et un financement à la réputation sulfureuse.
Girnus a également évoqué les tentatives d'Epstein d'établir des contacts personnels avec des figures de proue du secteur des cryptomonnaies, notamment des développeurs de Bitcoin et des fondateurs d'entreprises connexes. Il a affirmé que son intérêt pour cette technologie était profond et dépassait largement le simple investissement passif, même s'il n'aurait eu aucune influence directe sur les décisions techniques.
