
- Le pic du Bitcoin au quatrième trimestre 2025 s'inscrit dans la continuité des cycles précédents, signalant une transition vers une phase de marché baissier historique.
- La durée du cycle était conforme aux tendances passées, ce qui affaiblit la thèse du supercycle malgré la participation limitée des altcoins.
- L'évolution actuelle des prix reflète le repli causé par l'apathie de 2019, ce qui laisse penser que cette faiblesse pourrait se poursuivre jusqu'à mi-2026.
La faiblesse du Bitcoin est de nouveau au cœur des débats de marché. L'analyste de longue date Benjamin Cowen explique pourquoi le récent déclin de cet actif s'inscrit dans un schéma historique bien connu. Selon Cowen, l'évolution du prix du Bitcoin reflète une transition vers un marché baissier, et non un simple repli temporaire, avec des similitudes structurelles avec les précédents replis.
L'analyse de Cowen se concentre sur la tendance du Bitcoin à atteindre son pic au quatrième trimestre de l'année suivant la réduction de moitié des récompenses ou une élection. Il note que les sommets des cycles précédents ont été atteints au quatrième trimestre 2013, au quatrième trimestre 2017 et au quatrième trimestre 2021. Le cycle actuel, dont le pic est prévu au quatrième trimestre 2025, coïncide avec cette même période, confortant son opinion selon laquelle le cycle global est déjà terminé.
Le cycle de trading explique la faiblesse du Bitcoin.
Cowen souligne que la durée du cycle est un facteur clé de la faiblesse du Bitcoin. Il explique que le cycle le plus récent a duré à peu près la même durée que les deux précédents. Selon lui, cette constance indique que le marché suivait son rythme historique plutôt que d'entrer dans un supercycle.
Il a également réfuté les arguments selon lesquels le cycle se poursuivrait nécessairement, soulignant que les altcoins n'avaient pas réussi à se redresser. Cowen a fait remarquer que le manque de vigueur généralisée des altcoins n'invalide pas le comportement cyclique du Bitcoin, notant qu'une absence de fluctuations similaire avait été observée lors du pic du marché en 2019.
Parallèles avec la structure du marché de 2019
Cowen a mis en avant l'année 2019 comme point de comparaison essentiel, car la performance du Bitcoin s'est déroulée dans un contexte d'apathie plutôt que d'euphorie généralisée. Durant cette période, les baisses de prix ont été lentes, dues à une capitulation temporaire plutôt qu'à des ventes paniques. Il a soutenu que le repli actuel présente des caractéristiques comparables, notamment des sommets et des creux de plus en plus bas, qui se creusent progressivement.
Il a également noté qu'en 2019 comme lors du cycle actuel, le Bitcoin avait atteint son apogée peu avant que la Réserve fédérale ne commence à accroître son bilan. Ce chevauchement, a-t-il précisé, renforce la pertinence de la comparaison entre les deux périodes.
Les prévisions restent inchangées jusqu'à mi-2026.
Compte tenu de ces facteurs, Cowen prévoit que la faiblesse du Bitcoin persistera au moins jusqu'à la fin du premier semestre 2026. Tout en reconnaissant que des mouvements de contre-tendance pourraient se produire, il les a qualifiés de manœuvres tactiques plutôt que de signes d'un nouveau marché haussier.
Dans un commentaire connexe, Cowen a souligné la domination croissante des stablecoins et le désintérêt pour les actifs de couche 1 depuis 2021, qui, selon lui, continuent d'influencer le positionnement des investisseurs. Il a également insisté sur les rôles différents du Bitcoin et de l'or face à l'évolution de la liquidité, attribuant leur attrait aux craintes de dépréciation des monnaies fiduciaires plutôt qu'aux fluctuations de prix à court terme.
À lire aussi : Benjamin Cowen prédit un prochain pic majeur du Bitcoin fin 2025, suivi d’un effondrement en 2026
