
Greg Cipolaro, directeur de la recherche chez NYDIG, société américaine de gestion de cryptomonnaies, a souligné une divergence notable sur le marché du Bitcoin. Son analyse publiée révèle une différence significative de sentiment entre les investisseurs institutionnels américains et les investisseurs internationaux.
Selon Cipolaro, le fait que le taux de référence annuel des contrats à terme sur le bitcoin négociés aux États-Unis dépasse les niveaux observés sur la plateforme offshore Deribit indique que les fonds spéculatifs et les investisseurs institutionnels américains continuent de payer une prime pour maintenir leurs positions longues. Cette structure de prime, particulièrement visible sur les contrats à terme sur le bitcoin du CME Group, témoigne de la persistance d'anticipations haussières chez les investisseurs institutionnels.
Cependant, selon les données disponibles, l'intérêt pour les positions à effet de levier à long terme sur les marchés offshore a considérablement diminué. Ceci s'interprète comme une plus grande prudence de la part des investisseurs hors des États-Unis et une moindre appétence pour le risque.
Michael Saylor, connu pour ses déclarations provocatrices sur le Bitcoin, a publié un nouveau tweet laissant entendre un possible soutien ! Voici les dernières données et tout ce que vous devez savoir .
L'analyse a également pris en compte les récentes affirmations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles la menace de l'informatique quantique aurait provoqué la chute du Bitcoin à 60 000 $. D'après NYDIG, les données disponibles ne confirment pas cette affirmation.
On dit que la dynamique du prix du Bitcoin est positivement corrélée aux actions des entreprises d'informatique quantique telles qu'IonQ et D-Wave. Si les technologies quantiques étaient réellement perçues comme une menace directe pour le Bitcoin, on s'attendrait à ce que les actions de ces entreprises augmentent lorsque le Bitcoin baisse. Or, la situation actuelle montre une baisse simultanée.
Ce déclin simultané reflète en grande partie une baisse générale de l'appétit pour le risque sur les marchés des actifs axés sur la croissance à long terme. Par conséquent, le problème ne constitue peut-être pas une menace spécifique pour le Bitcoin, mais plutôt une tendance macroéconomique à la baisse de l'appétit pour le risque.
En revanche, selon Google Trends, les recherches liées à l'informatique quantique ont augmenté parallèlement à la hausse du prix du Bitcoin, sans pour autant révéler de panique significative lors de sa baisse. Cela suggère que le discours sur la « menace quantique » relève moins d'une vente panique que d'un thème qui s'est développé en parallèle de l'enthousiasme du marché.
*Ceci ne constitue pas un conseil en investissement.
